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Diagnostic global | ADPAPAM
ADPAPAM

ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT LA DEFENSE ET LA PROMOTION DES PLANTES A PARFUMS AROMATIQUES ET MEDICINALES (PAPAM)

Diagnostic global

Synthèse et diagnostic global :

 

 1) Les Plantes à parfums

La production de plantes à parfum se concentre sur :

  • La production d’huile essentielle à la Réunion qui se limite à la production de Géranium pour l’Exportation et quelques autres huiles essentielles pour satisfaire le marché local.
  • de nouveaux extraits développables à partir d’Eco-Extraction qui attendent la mise en place des outils de la plate-forme d’Eco-Extraction et de la Sarl Extrait de Bourbon.
  • La baie rose sèche exportée à des fins d’extraction au CO2 supercritique

Le Géranium L’objectif de sauvegarde de la production figurant dans le Programme Sectoriel 2011/2013 peut être  considéré comme atteint en regardant la quantité d’huile essentielle produite, à savoir en 2011 (1530 kg)  et 2012 (1280kg) par rapport à la production de 2010 (1000 kg). Cependant l’objectif de 2.5 T/An est loin d’être atteint. Techniquement

  • Il reste une centaine de producteurs de géranium pour 100 ha sur la période 2011-2013.En terme de production, après les années 2011 et 2012, meilleures que 2010, l’année 2013 sera catastrophique faute du passage d’un cyclone les premiers jours de l’année. A noter que la dernière année sans catastrophe naturelle remonte à 2008 et sachant que le Géranium ne supporte pas des excès de pluie importants et mal les sécheresses trop prolongées, la climatologie est devenue le facteur limitant de remontée en production type 2011.

Une exception territoriale existe sur la zone du Tampon, en moyenne et haute altitude où les résultats obtenus sont toujours parmi les meilleurs et toutesproducteurs des autres zones de l’île ont tendance à venir s’y alimenter en boutures chaque année.

  • Le nombre d’apporteur diminue de 10 % en moyenne/an.
  • La production se répartit à moins de 20 % dans l’Ouest, 30 % sur le Tampon et 50 % sur la commune de Saint-Joseph et plus particulièrement à la Crête. La quasi-totalité des producteurs se trouve dans les hauts en zone d’adhésion du Parc.
  • Moins de 50 % des apporteurs de la CAHEB sont à l’Amexa. Cependant, ceux-ci cumulent un peu plus de 50 % des quantités collectéeset chaque apporteur livre en moyenne 30 % de plus d’essence que les non affiliés à l’Amexa.
  • Les plantations sur paillage de Géranium se sont accélérées avec 12,9 ha en 2011 et 10 ha en 2012 mi 2013. L’objectif du Programme Sectoriel sera quasi atteint. Cette technique apporte des gains de productivité en particulier d’économie de temps de main-d’œuvre même si l’absence de ferti-irrigation sous ce paillage est un frein, surtout à partir de la 3eme année de culture.
  • La quasi-totalité des surfaces est maintenant répertoriée via Télépac chaque année pour une centaine d’hectares et une centaine de producteurs. La CAHEB regroupe plus de 92 % des surfaces et des producteurs.
  • Les financements de plantations traditionnelles sans paillage ou d’acquisition d’outils traditionnels de distillation sont un échec car les contraintes de montage de dossier dans le cadre de Leader ne sont pas en adéquation avec le public producteurs de Géranium. Ceci a conduit à de moindres plantations traditionnelles (sans paillage) et à des rafistolages d’alambics ou bien des acquisitions d’occasion.
  • La distillation centralisée à l’aide de vapeur à partir de « chaudières » montre son efficacité mais ne correspond pas sur la période à un réel besoin des agriculteurs disposant sur leur champ d’alambic pour la quasi-totalité.

La CAHEB a été reconnue transformateur agréé sur son site du Tampon et dans le cadre de la filière courte Bois Energie, 2 adhérents de la CAHEB ont bouclé leur dossier PER qui doit permettre très rapidement à chacun d’eux de pouvoir distiller collectivement à faible coût énergétique.

  • Des essais d’un fongicide homologué pour lutter contre le principal ennemi des cultures de Géranium, la rouille, sont en cours par l’Armeflhor.
  • Une sélection des meilleurs cultivars de Géranium en terme de production d’huile essentielle de qualité recherchée est en cours à l’Armeflhor.
  • Des essais d’Eco-Extraction au micro-onde sont réalisés dans le cadre de la Sarl Extrait de Bourbon basée au Cyroi pour proposer une meilleure valorisation de la ressource Géranium.

Economiquement

  • En termes de marché, la CAHEB dispose toujours d’un marché à l’exportation parfumerie de luxe et Bio Médical pour un minimum de 2.5 T.

Sur le marché mondial, l’envolée des prix de 2010/2011 est terminée et l’origine Egyptienne est redevenue sur capacitaire avec des prix sous les 70 €/Kg. Quant à  la Chine, un prix inférieur à 100 € est pratiqué malgré des volumes en réduction.

  • Les aides Poseidom permettent de compléter le prix économique payé par la CAHEB qui est passé de 80 à 88 €/Kg en 2013. Ainsi en moyenne, un producteur touche par kilo équivalent huile essentielle de 250 à 300 €/Kg ce qui correspond au total en moyenne de 2 000 à 3 000 € d’aide POSEIDOM par producteur et par année.

Les nouveaux critères liés au rendement/Ha pour moduler l’aide à la surface de production permettent d’être « plus juste ». Cependant, il faudrait aller plus loin.

  • En terme de rentabilité, la marge directe dégagée à l’heure de travail est nettement trop faible pour être motivant et source de redéveloppement de la production mêmeavec des rendements à 36 kg/ha/an (moyenne exceptionnelle) et le tout avec une bonne organisation et le niveau d’aide évoqué précédemment.

Diagnostic Au rythme actuel et sans plusieurs années climatologiquement favorables, il apparaît inenvisageable de retrouver un niveau de production d’équilibre de la filière fixé à 2.5 T/an avec une reconstitution d’un stock d’amortissement des aléas climatiques. Tous les progrès réalisés et les futures avancées attendues avec les travaux de l’Armeflhor risquent de ne juste permettre la sauvegarde au niveau actuel. Réflexions et Orientations déjà engagées Sans attendre la rédaction de ce Programme Sectoriel et suite au nouveau coup du sort avec le passage de DUMILE au tout début 2013 et à partir des éléments suivants :

  • La récolte du géranium demeure peu mécanisable
  • Distiller de façon décentralisée à moindre coût y compris en main-d’œuvre est possible sans de nouveaux besoins de financements importants
  • L’aide à la transformation des PAPAM en produit élaborés y inclus le Géranium
  • Il faut trouver des nouveaux producteurs en ciblant si possible les meilleures zones de production
  • Il faut absolument conserver et revaloriser les producteurs actuels,

il a été décidé au sein de la CAHEB d’étudier et de mettre en action, dès que possible, une nouvelle façon de redévelopper la production d’huile essentielle de Géranium en rompant avec la manière de voir de plus de 50 ans à savoir que la CAHEB collecte seulement le produit fini, c’est-à-dire l’huile essentielle. Ainsi, tout en conservant le système actuel de collecte et d’aide pour les livreurs d’huile essentielle, la recherche de producteurs de matière verte « Géranium » est devenue la priorité à court terme de la CAHEB pour la transformer elle-même en huile essentielle et valoriser certains sous-produits (terreau, hydrolats …). Les producteurs maraîchers ou les éleveurs des zones du Sud et particulièrement du Tampon seront ciblés dès que le prix d’achat de la matière fraîche « géranium », tout comme le cahier des charges correspondant, seront arrêtés. Ceci doit être rapidement fait pour être présenter à la prochaine Assemblée Générale avant fin 2013. Vétyver Des initiatives individuelles à vocation touristique à St Joseph, surtout via des plantations pour le chaume, maintiennent un certain potentiel vétyver. Une place existe pour 50/100 kilos d’huiles Essentielles pour le marché touristique. Reste que s’investir dans cette culture reste risquée pour cause de pénibilité de la récolte et d’une distillation longue ou contraignante. Baie Rose C’est devenu le premier produit issu de plantes à parfum de la Réunion (100 tonnes sèches -1000 k€ – équivalent une fois eco-extrait au CO2à 4000 kg d’extraits), le climat dicte le niveau de collecte donc le plus souvent le niveau des ventes en matière de Baie Rose sèche. Ce produit est très recherché de part son profil olfactif unique. Issu d’une peste végétale envahissante, la collecte des baies enlèvent ainsi des milliards de semences disséminées normalement dans l’environnement. Le marché n’étant pas celui de l’huile essentielle mais celui des extraits CO2 supercritique, il faut attendre que la Réunion se soit dotée d’un outil CO2 super-critique (ticket d’entrée 1Million d’Euros) ce qui explique l’investissement en temps consacré au projet éco-Ex par M JANCI Laurent. Un marché de 1.25 tonne est déjà identifié par la CAHEB et ceci sans remise en cause d’achat de baie rose séchée par les autres clients. Autres extraits 8 Huiles essentielles distillées traditionnellement sont disponibles à la CAHEB à partir de plantes à parfum de la Réunion, d’autres sont aux stades de caractérisation. Cemarché reste soit trés modeste, très touristique ou pour des «collectionneurs », soit trop risqué économiquement pour la CAHEB comme pour les huiles de camphre-ravintsara ou de cryptoméria. Des éco-extraits réalisés par micro-onde sont étudiés par la Sarl Extraits de Bourbon et une gamme plus étendue le sera dès que éco-Ex aura vu le jour. L’objectif est de trouver une valorisation à plus haute valeur ajoutée que la simple distillation traditionnelle. Tourisme Touristiquement, les huiles essentielles n’étant pas un produit de grande consommation, le marché est plus réduit que d’autres produits aromatiques surtout s’il l’activité touristique n’est concentrée que sur les plantes à huiles essentielles. Ne dépendre que du marché d’huile essentielle touristique serait dangereux d’où l’orientation plantes à parfum, aromatiques et médicinales –bien être comme le fait la CAHEB à l’heure actuel et qui devra être renforcé.

2) Les Plantes aromatiques

Le Curcuma et autres tubercules La culture du Curcuma se redéveloppe (40 ha pour 35 tonnes) sur son terrain d’origine de la Plaine des Grègues avec une promotion particulièrement importante via Produits Péï. La production hors son berceau connait un essor important avec un nouvel acteur majeur sur St Philippe. Un engouement réel existe avec quelques productions individuelles qui sont des acteurs dynamiques. Des progrès ont été fait en matière de caractérisation du curcuma Réunion mais des étapes manquent pour une objectivation sérieuse des produits dérivés et s’avèrent nécessaire pour de plus haute valorisation que la seule poudre, entre autre pour faire face à la concurrence malgache qui va très vite. Il reste cependant de la place à prendre sur le marché de la Réunion et l’aide à la transformation Poseidom est un levier disponible. L’arrow-root revient sur le devant de la scène «  bien être pour les plantes traditionnelles »et les volumes en culture augmentent. La vente en pharmacie via l’Aplamedom prochainement servira de test. Le Thé L’unique producteur de thé Européen très dynamique et très accompagné se développe durablement à grand coude en remettant en état d’anciennes plantations abandonnées avec un volet touristique remarquable. D’autres projets apparaissent mais le marché est réduit à la niche touristique ou d’exception collectionneur. Ce thé peut être un bon produit complémentaire de valorisation des PAPAM La Baie Rose de bouche Le marché export existe mais pour le reconquérir un travail sur la productivité pour obtenir la qualité recherchée demeure indispensable face à la concurrence mondiale. Un effet d’entrainement est possible pour les autres PAPAM par le renforcement des capacités de transformation. La Stévia De petits essais concluants, un projet en cours d’incubation, un partenariat avec un leader Européen pour la mise en valeur et commercialisation à l’exportation sur un marché de niche premium, une culture en adéquation avec les producteurs de géranium peuvent faire de cette plante nouvelle un élément moteur du développement des PAPAM à la Réunion aussi bien en terme de production au champ que de transformation. L’Ayapana L’inscription de cette plante certes exotique à la pharmacopée doit permettre la naissance d’un marché à satisfaire sur cette planté déjà bien connue des réunionnais. Des essais de culture pour définir un itinéraire technique minimum pour obtenir la bonne richesse en principes actifs sont en cours avec l’ARMEFLHOR. La plasticité et la rapidité de la culture de cette plante fait un très bon candidat pour le développement des PAPAM avec du concret rapidement envisageable. Le Faham Inscrite à la pharmacopée, endémique des Mascareignes, faisant l’objet d’un projet labeliséqualitropic et emblématique des Rhums arrangés, étant rassuré quant à sa composition via les travaux de L’Aplamedom/ ADPAPAM, le Faham doit pouvoir être cultivé pour assurer une demande à partir de culture et non plus de cueillette. Il faut absolument que ce sujet avance. Autres plantes aromatiques Les cultures existent déjà en étant à priori facile à redévelopper, il s’agit là avant tout de trouver de nouvelles voies de valorisation qui vont générer une nouvelle demande locale et permettront d’aromatiser des produits finis ou servir pour des éco-extraits de plante via des objectivations.

3)  Les Plantes médicinales

Un travail important a été réalisé ces trois dernières années ayant permis l’inscription de 16 plantes à la pharmacopée française dont 15 endémiques ou indigènes. C’est une reconnaissance importante qui doit servir de tremplin à une filière tradipraticienne. Un engouement apparait de plus en plus autour des plantes issues de la Biodiversité de la Réunion comme l’a montré le CIPAM 2012 et les articles de presse et questionnement suite à l’inscription de plantes réunionnaises à la pharmacopée Beaucoup de recherche sont financées. Hélas elles ne débouchent que trop rarement sur le concret ou même l’amélioration de la connaissance fondamentale de nos plantes médicinales. C’est un véritable problème car pour valoriser nos plantes autrement que simplement séchées pour la pharmacopée,  il faut connaitre au moins leur composition. Une réorientation des objectifs de la recherche publique ou parapublique vers cette meilleure connaissance de base est nécessaire  et un préalable à de la valorisation à haute valeur ajoutée à la Réunion. Un travail est en cours pour confirmer l’inscription de 6 nouvelles plantes déjà présentées et une nouvelle liste motivée de 15 nouvelles plantes est actuellement en voie d’achèvement. Le choix de plantes endémiques ou indigènes est important car c’est pour se différencier d’éventuelles concurrences. De même les travaux sont orientés vers de la transformation de plantes fraîches dès que c’est possible avec des technologies d’Eco-Extractions récentes, propres et modernes se devant d’être réalisables à la Réunion et ceci en se préoccupant du bien-être et de la santé de la population Réunionnaise, sachant qui plus est que celle-ci représente en quasi condensé la population mondiale. Pour mieux les cultiver à terme et alimenter prochainement les pharmacies, un travail concret de technicien est en cours sur les espaces où la ressource existe. Des essais de mise en culture sur les nouvelles plantes inscrites sont en cours ainsi que la mise en place d’un programme concerté sur les espèces rares ou protégés. Reste à bien organiser la mise en marché autour d’une marque collective sécurisante pour le consommateur et à vite concrétiser la mise en place de la transformation garantissant une traçabilité incontestable. C’est un long travail avec de très nombreux partenariats qui a commencé ouvrant des perspectives socialement importantes, liant les savoirs faire et utilisateurs de la tradition avec le modernisme.

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ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT LA DEFENSE ET LA PROMOTION DES  PLANTES A PARFUMS AROMATIQUES ET MEDICINALES (PAPAM)

Ile de la Réunion